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Un sol sain pour une vie saine

 

Le sol est la partie fondamentale  de l’environnement et d’une vie saine. Il produit non seulement la base de notre nourriture, mais aussi nos vêtements, nos abris et notre énergie. Sa composition décide de ce qui peut être planté, quelle quantité peut être plantée, et quelle sera la qualité nutritionnelle des aliments obtenus. La fertilité du sol, bien qu’elle ne soit pas souvent évoquée dans les sphères publiques, constitue le centre des projets de développement agricole durable sur le long terme ; c’est également un élément important en matière d’adaptation aux effets du changement climatique.

 

A Madimba, RDC, la terre du continentafricain est raisonnablement fertile. Ici, le sol est nourri par les forêts environnantes et la Rivière Inkisi.Cependant, le manque de connaissance et la difficulté d’accès à des moyens alternatifs d’énergie sont en train de mener à une dégradation du sol, à la déforestation et à une insécurité alimentaire grandissante. La seule source de chaleur, de lumière et de carburant existante ici est le bois de chauffage, ce qui mène au déboisement des forêts. En plus de cela, certaines pratiques traditionnelles - telles que le brûlage des ronces avant la plantation des récoltes - dégradent la couche arable, la rendant ainsi plus sensible à l’érosion.

 

HPP Congo travaille avec 1000 petits exploitants agricoles de la région afin de les aider à accroître la production de leurs récoltes et également d’avoir accès aux marchés, pour produire une source de revenus. La santé du sol est essentielle pour améliorer non seulement le rendement de la récolte, mais aussi la nutrition. Si un champ est pauvre en nutriments, les végétaux qui poussent sur ce sol seront également dépourvus de nutriments. 

 

SOL


Les projets des “Farmers Club” enseignent aux participants comment améliorer les techniques agricoles, en se basant sur des méthodes agricoles de conservation. Ces méthodes  visent à entretenir  autant qu’il est possible la composition du sol, de manière à ce que les nutriments déjà présents dans le sol, et en particulier dans la couche arable,  ne soient pas érodés.Le projet encourage également  la plantation de nouveaux arbres, la rotation des cultures ainsi que leur diversité, afin de conserver à la terre des nutriments qu’elle risque de perdre à chaque récolte.

 

Parmi les autres initiatives, à Madimba, le projet encourage les agriculteurs à diversifier et à alterner les récoltes pour réduire les risques et permettre au sol de conserver son équilibre. Joe Grove, Coordinateur Agricole de la RDC, explique:

“Certaines récoltes sont bonnes pour le sol. Les légumes, par exemple, libèrent dans le sol des quantités élevées de nitrogène, ce qui est vraiment favorable à la santé du sol. Si vous plantez du maïs sur un champ normal ici, il pourra pousser jusqu’à environ un mètre et demi, mais si vous plantez le maïs sur un terrain ayant produit des arachides l’année précédente, il atteindra deux mètres, et aussi bien sa qualité que sa quantité seront bien meilleures.

 

A la moitié du projet sur 3 ans, les résultats parlent d’eux-mêmes.L’étude de base du projet a indiqué un rendement moyen de 1,5 tonne par hectare pour le manioc. Cette année, le rendement a été de 7 tonnes par hectare, et selon Joe, c’est moins que d’habitude,“certains agriculteurs n’ont pas suivi le processus complet, ce qui explique pourquoi le rendement est inférieur aux prévisions.” Inutile de préciser qu’il est cependant 3 fois supérieur à ce qu’il était dans le passé.

 

Bien qu’ils soient des ressources précieuses et non renouvelables, les sols sont souvent laissés de côté lorsque l’on aborde les questions du développement de l’agriculture.Cependant, sans des sols en bonne santé, notre avenir est compromis. Le 5 Décembre sera le «World Soil Day » (la Journée Mondiale du Sol), et nous vous encourageons à prendre davantage conscience de votre rôle dans la protection et la préservation de cet élément qui nous offre tellement de vie !