L’impact environnemental de l’industrie textile

HUMANA FRANCE TEXTILE

En un an, environ 20 pièces de vêtements sont produites par personne dans le monde. La croissance de l'industrie s'est vue alimentée par la fast fashion, qui fabrique des vêtements à bas prix et de manière rapide. De plus en plus de voix réclament au secteur d'adopter une nouvelle approche afin de répondre durablement à la demande, en pensant à l'avenir.

 

Le secteur de la mode rapide utilise des modèles de production et de distribution innovants pour raccourcir considérablement les cycles de la mode et obtenir parfois un vêtement de créateur en quelques semaines au lieu de quelques mois. Le nombre de saisons de la mode est passé de deux par an (printemps/été et automne/hiver) à 50-100 micro saisons.

 

L'évolution des tendances et les prix bas ont permis aux personnes de consommer plus. On estime que le consommateur moyen achète aujourd'hui 60 % de plus qu'en l'an 2000 mais chaque vêtement est conservé la moitié du temps.

 

Le coton est la fibre naturelle la plus utilisée pour la confection de vêtements. Il représente environ 33 % de toutes les fibres que l'on trouve dans les textiles. Le coton est une culture qui requiert 2 700 litres d'eau pour fabriquer une chemise en coton, soit la quantité qu'une personne boit en deux ans et demi. Dans des zones souffrant de stress hydrique, la production de coton peut être particulièrement nocive. Sa culture est également responsable de 24% des insecticides et 11 % des pesticides bien qu'elle n'occupe que 3 % des terres cultivables de la planète.

 

D'autre part, environ 20 % de la pollution industrielle de l'eau est due à la fabrication de vêtements tandis que le monde utilise 5 milliards de litres d'eau par an pour la teinture des tissus, suffisamment pour remplir 2 millions de piscines olympiques.

 

L'empreinte écologique de chaque vêtement dépend en grande partie de la matière avec lequel il est fabriqué. Si les fibres synthétiques comme le polyester ont moins d'impact sur l'eau et la terre que des matières comme le coton, ils émettent plus de gaz à effet de serre par kilogramme. Une chemise en polyester a une empreinte écologique deux fois supérieure à une chemise en coton (5,5 kg contre 2,1 kg). La production de polyester pour textiles en 2015 a émis une quantité de gaz à effet de serre équivalente à la quantité émise par 185 centrales électriques au charbon par an.

 

Concernant l'avenir et compte tenu de l'augmentation de la population mondiale, il est logique de s'attendre à une augmentation de la demande en vêtements. Si la consommation suit son rythme actuel, nous aurons besoin de trois fois plus de ressources naturelles en 2050, par rapport à ce que nous utilisions en l'an 2000. Imaginer les ressources comme étant infinies dans un monde fini n'est pas un modèle durable. L'industrie de la mode est un secteur qui doit changer ses modes de production, de conception et de commercialisation.

C'est dans ce contexte et en tant que membres de cette société, que nous avons, parmi d'autres options, celle de choisir de réutiliser et d'acheter des vêtements de bonne qualité. Ces deux actions prolongent la vie des produits et sont moins agressives avec l'environnement.

 

Se prémunir de la création de déchets, la réutilisation et le recyclage jouent un rôle fondamental dans le développement durable et les principes de l'économie circulaire.